Samedi 21 août 2010

Inauguration du Square Albert Faurel

Le 27 septembre 2009, après l’assemblée générale le square Albert Faurel a été inauguré.

Serge Micouraud, maire d’Excideuil, en présence d’une nombreuse assistance, d’élus dont Rémy Bernier conseiller général du canton a dévoilé avec « Dédée »Dubut, présidente de l’Amicale des anciens élèves de l’école primaire supérieure (EPS) et collège d’Excideuil, deux plaques. L’un donne le nom de Albert Faurel à la voie permettant d’accéder à ce qui est maintenant l’ancien parking de la mairie. L’autre plaque rappelle que le directeur, né en 1896 et décédé en 1967, a été reconnu « Juste parmi les Nations ». Auparavant, outre les mérites d’Albert Faurel il avait tenu à rappeler dans quelles circonstances une ville donne un nom une rue, un espace public. Quel meilleur hommage pour A Faurel que de donner son nom à ce qui était devenu le « parking de la mairie », après avoir été la cour du collège sur laquelle donnait les bureaux de l’administration et son appartement de fonction. Albert Faurel est né Montignac en 1896. Après des études primaires Montignac et le brevet élémentaire il réussit le concours d’entrée l’École Normale. Il devient instituteur puis professeur de Mathématiques. Il enseigne l’École Professionnelle de Périgueux. En 1938 il est nommé directeur de l’EPS de garçons d’Excideuil, devenu en 1942 Collège Moderne. Il y reste en fonction jusqu’en 1957. Il revient au Lycée Technique de Périgueux (ancienne « prof ») comme proviseur. Il y termine sa carrière et se retire Montignac. Il avait été aussi mobilisé et avait participé la guerre de 1914/1918. Il avait été gravement blessé devant Verdun. Son action en faveur des enfants juifs pendant la seconde guerre mondiale aurait pu rester dans l’obscurité si l’amicale des anciens élèves n’avait pas eu connaissance de son action et engagé des démarches auprès du comité « Yad Vaschem » dès 2001, sous la présidence de Paul Clergerie. Le tout pour aboutir la reconnaissance de 2009. Cette longue période est due, en partie là ’intéressé lui-même qui ne parlait pas de cette triode et de son action, y compris à ses petits enfants. D’ailleurs s’il fut fait Chevalier de la Légion d’Honneur ce fut au titre d’enseignant. C’est donc pour avoir sauvé la vie d’au moins quatre enfants qu’il a été fait « juste parmi les nations », il rejoint dans cet honneur les quatre précédents « justes » du canton : Gaston et Jeanne de Créty (Excideuil), Yvonne Mignot et Joseph Roux son père de Clermont d’Excideuil.

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